Maurice Denis et Eugene Delacroix

3 mai — 28 août 2017 au Musée du Louvre à Paris, France

Henri Fantin-Latour, d’après Eugène Delacroix, Femmes d’Alger, huile sur toile © Musée du Louvre, Dist. RMNGrand Palais / Harry Bréjat
Henri Fantin-Latour, d’après Eugène Delacroix, Femmes d’Alger, huile sur toile © Musée du Louvre, Dist. RMNGrand Palais / Harry Bréjat
15 AVR. 2017

A l’occasion d’une grande exposition, le musée national Eugène-Delacroix célèbre, grâce à des prêts exceptionnels, la génération des peintres admirateurs d’Eugène Delacroix (1798-1863) qui, comme le peintre Maurice Denis ont œuvré à la transformation de l’atelier et dernière demeure d’Eugène Delacroix en musée, aujourd’hui ouvert à un large public. C’est, ainsi, l’histoire de cet « atelier devenu musée », que l’exposition retrace.

Maurice Denis (1870-1943) voua une admiration vive et sincère à l’œuvre d’Eugène Delacroix, comme à sa posture d’artiste. Né après le décès de Delacroix, le peintre, comme ses proches – Emile Bernard, Edouard Vuillard, Pierre Bonnard, puis Georges Desvallières – approcha l’œuvre de Delacroix à la fois directement, grâce aux œuvres conservées dans les collections publiques, mais aussi par l’intermédiaire d’artistes plus âgés, Paul Cézanne, Odilon Redon, Paul Gauguin, qui lui transmirent leur goût pour la création du peintre romantique.

Grâce à la publication des premières lettres de Delacroix, puis à la première édition de son Journal, en 1893, Denis et ses amis constituèrent la première génération à avoir accès aux écrits de Delacroix, dès leur jeunesse. Delacroix écrivain fut, pour Bernard, Denis, Vuillard, un modèle, notamment pour leurs propres écrits, théoriques et diaristes.

Maurice Denis, président de la Société des Amis d’Eugène Delacroix, joua un rôle primordial dans le sauvetage du dernier atelier de Delacroix, place de Fürstenberg, et dans sa transformation en musée. Maurice Denis ne mit pas seulement sa réputation de grand artiste au service du projet de création d’un musée Delacroix, il s’y dédia, assumant pleinement des missions de directeur de la toute jeune institution.

Bénéficiant de prêts exceptionnels venant des musées français, étrangers comme de collections privées, cette exposition sera ainsi la première à analyser et valoriser la force et l’ampleur de l’admiration que l’œuvre d’Eugène Delacroix suscita chez ces artistes, nés après sa disparition. Elle permettra au public de redécouvrir un musée récemment rénové et agrandi.