Théâtre du pouvoir

27 sept. 2017 — 2 juill. 2018 au Musée du Louvre à Paris, France

15 AVRIL 2017
Callet Louis 14. Courtesy of Musee du Louvre
Callet Louis 14. Courtesy of Musee du Louvre

En 2017-2018, l’exposition de la Petite Galerie montre le lien qui unit l’art et le pouvoir politique. Gouverner, c’est se mettre en scène pour assoir son autorité, sa légitimité et son prestige. L’art, au service des commanditaires mécènes, devient alors instrument de propagande ; il peut également se faire contestataire et bousculer l’ordre établi.

De l’Antiquité à nos jours, une cinquantaine d’oeuvres des collections du musée du Louvre, du Musée national du Château de Pau, du Château de Versailles et du musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris illustrent l’évolution des codes de représentation du pouvoir politique.

L’exposition se décline en quatre parties : « Les figures du prince » : dans la première salle sont présentées les fonctions du roi (roi-prêtre ; roi-bâtisseur ; roi de guerreprotecteur) qui permet d’évoquer les différentes techniques artistiques. On y trouve notamment Louis XIII de Philippe de Champaigne, le Retable de la crucifixion, émail de Léonard Limousin et la Triade d’Osorkon II.

La deuxième salle, intitulée « Persuader pour légitimer le pouvoir » s’attarde sur la figure emblématique d’Henri IV, à la fois roi en quête de légitimité puis modèle pour les héritiers des Bourbons, de Louis XVI à la Restauration (sculptures de Barthélémy Prieur et de François-Joseph Bosio, peintures de Pourbus le Jeune, d’Ingres, …) « Le modèle antique » occupe la troisième salle, autour du thème de la statue équestre, dont le Louvre possède plusieurs exemples remarquables (feuillet de l’Ivoire Barberini, bronze de Charles le Chauve, Louis XIV par François Girardon).

La dernière salle présente « Les insignes du pouvoir » : de majestueux portraits de monarques y sont exposés (Louis XVI par Antoine-François Callet, Napoléon 1er par François Gérard), à proximité des regalia, objets du sacre des rois de France. La dernière partie met enfin en lumière les ruptures historiques et iconographiques nées avec la Révolution française.

La Petite Galerie a pour ambition de donner aux visiteurs des clés d’observation et d’explication des oeuvres, pour faire de la visite au musée un moment de plaisir et de découverte. Des cartels pédagogiques et des feuilletoirs numériques incitent le visiteur à observer certains détails et apportent de précieux éléments de contexte. Cinq parcours dans les collections permanentes du Louvre complètent la visite : le roi, artiste et mécène ; les pouvoirs de l’empereur romain ; la figure du pharaon ; fonction royale et codes de représentation dans l’Orient ancien ; le souverain en terre d’Islam.