Arachnophobia

3 sept. 2015 — 3 sept. 2016 à la M.A.D.Gallery à Genève, Suisse

3 SEPTEMBRE 2015

Fondée en 2005, MB&F célèbre son 10e anniversaire avec pour leitmotiv "Un adulte créatif est un enfant qui a survécu".

En une décennie, le laboratoire créatif genevois a présenté des machines particulièrement extrêmes et l’étonnante Arachnophobia en est un nouvel exemple. Sous une apparence insolite, l’impressionnante sculpture tridimensionnelle n’en est pas moins une horloge de table (et murale) terminée dans les règles de l’art.

Conçue et développée par MB&F, construite et fabriquée par L’Epée 1839 – la seule manufacture suisse spécialisée dans la production d’horloges de prestige —, Arachnophobia provient de l’imagination débordante de l’amateur d’art Maximilian Büsser, le fondateur de MB&F.

Arachnophobia a été inspirée par la sculpture d’araignée géante baptisée Maman, vue par Maximilian Büsser à Genève et à Doha. C’est une création en bronze, acier et marbre de Louise Bourgeois (1911 - 2010) qui mesure 9,27 x 8,91 x 10,24 mètres. L’œuvre monumentale a été installée sur divers sites à travers le monde.

Maximilian Büsser a développé son concept très singulier en collaboration avec L’Epée. Un mouvement d’horloge haut de gamme a été transformé pour représenter la tête et le torse mécaniques de l’araignée. Le corps est surmonté d’un dôme noir, marqué de chiffres blancs représentatifs des heures et des minutes. Largement dévoilé, le mouvement aux finitions raffinées de l’aranéide bénéficie d’une remarquable autonomie de huit jours.

D’importants mécanismes prennent place de part et d’autre de l’abdomen-cadran d’Arachnophobia : la tête abrite le régulateur à balancier (et un jeu de mâchoires au cas où elle aurait un petit creux durant la nuit) alors que l’autre extrémité contient le barillet qui fournit l’énergie au mouvement. Les huit pattes gracieuses reliées à l’abdomen sont articulées par des rotules. Elles peuvent pivoter pour permettre qu’Arachnophobia se tienne debout sur un bureau ou se déploie à plat sur un mur. Une troisième position procure un plaisir visuel aux amateurs d’araignées géantes : les pattes antérieures peuvent être poussées en avant, les six autres demeurant en position debout. L’araignée est alors menaçante, nous engageant à faire attention à elle.

Disponible en deux couleurs, noire et or jaune, Arachnophobia répond à des goûts variables. La version noire, la plus réaliste, peut paraître intimidante à certains. Quant au modèle doré, il présente une apparence artistique plus sculptée.

Si Arachnophobia est loin d’être aussi volumineuse que la sculpture qui l’a inspirée — 405 mm de diamètre suspendue à un mur, quand les pattes sont pleinement déployées —, elle l’est suffisamment pour faire une véritable impression. Celle-ci sera positive ou négative selon que l’on apprécie ou non les petites bêtes.

Arachnophobia est proposée en deux éditions, noire ou plaquée or jaune.