Walter De Maria

17 oct. 2016 — 11 févr. 2017 à la Gagosian Galerie à Paris, France

22 NOVEMBRE 2016
Walter De Maria, Exhibition view. Courtesy of Gagosian Gallery
Walter De Maria, Exhibition view. Courtesy of Gagosian Gallery

Gagosian est heureuse de présenter deux sculptures au sol ainsi qu'un ensemble de dessins de Walter De Maria. Il s'agit de la première exposition des œuvres de l'artiste à Gagosian Paris, organisée en collaboration avec la succession de Walter De Maria.

Force d'avant-garde s'inscrivant dans quatre mouvements artistiques historiques majeurs--Minimalisme, Art conceptuel, Land Art et Installation Art--l'œuvre de Walter De Maria mêle absolus mathématiques et éléments du sublime afin de dépasser les limites du traditionnel white cube. Au début des années 1990, De Maria conçoit et réalise partiellement Truth/Beauty, une série de quatorze sculptures réparties en sept paires. Après le décès de l'artiste, l'œuvre est achevée par sa succession dans le respect de sa vision. La série développe les méthodes de l'artiste sur la transformation de barres, de polygones et de séquences numériques, destinés à être vus dans le sens inverse des aiguilles d'une montre. Chaque paire est composée de deux bases en granit sur lesquelles reposent deux paires de deux barres en acier formant sur l'une un chevron, sur l'autre un X . Les mots « Truth » et « Beauty » sont gravés sur les faces opposées de chaque base. La première paire de la série se compose de barres à 5 faces. Le nombre de faces augmente par multiple de deux sur chaque paire successive jusqu'à atteindre 17 faces. Les bases en granit et les barres en acier ont été exposées cette année à Gagosian Londres, mais pour cette exposition, l'œuvre a été disposée spécifiquement selon l'espace de la galerie du Bourget, afin d'être visible depuis sa mezzanine. L'ensemble peut être vu à la fois depuis le sol et d'en haut, rappelant l'installation de l'artiste 360° I Ching / 64 Sculptures de 1981-82 au Centre Georges Pompidou, où les barres étaient placées dans un espace en contrebas, uniquement visibles depuis le hall d'entrée du musée.

Large Rod Series: Circle/Rectangle 11 (1986) se compose de onze barres à onze faces, en acier inoxydable, polies et soudées à la main. Elles font partie d'une série de sculptures de barres posées au sol des années 1980, chacune avec un nombre de faces impair, de 5 à 13. Pour cette œuvre en particulier trois dispositions sont possibles : un grand rectangle, un petit rectangle et un cercle ; ici le choix s'est porté sur le format du petit rectangle. L'œuvre est présentée dans une salle adjacente à l'espace principal et a été installée sur un tapis indien Agra du dix-neuvième siècle ; une juxtaposition inspirée de l'exposition de 1986, où cette même sculpture était présentée au sol sur un tapis Afghan.

La série de dessins The Pure Polygon Series (1975-76) est l'œuvre la plus ancienne de l'exposition. Elle est composée de sept dessins faits à la main et au crayon à papier, débutant par un triangle et se poursuivant avec six formes différentes. Le tracé légèrement appuyé sur un papier à gravure de 91 cm2 invite à un rapport plus intime à l'œuvre, un niveau d'engagement physique semblable à celui produit à l'approche des sculptures de De Maria.

Walter De Maria est né en 1935 à Albany, en Californie et décédé en 2013 à Los Angeles. Ses œuvres font parties des collections publiques du Stedelijk Museum, Amsterdam; Dia Art Foundation, New York; Mumok, Vienne; Magasin III, Stockholm; Guggenheim Museum, New York; The Menil Collection, Houston; Nelson-Atkins Museum of Art, Kansas City, Missouri et du Centre Georges Pompidou, Paris. Parmi ses récentes expositions on compte "Walter De Maria: The 2000 Sculpture," Kunsthaus Zürich, Suisse (1992, a voyagé à Hamburger Bahnhof - Museum für Gegenwart, Berlin, en 2000; Los Angeles County Museum of Art, Californie, en 2012); "Walter De Maria: 1999 Milano 2000," Fondazione Prada, Milan (1999-2000); "Walter De Maria Retrospective," Museum of Contemporary Art, Rome (2003); and "Walter De Maria: Trilogies," The Menil Collection, Houston (2011).

Des installations permanentes de De Maria sont visibles dans le monde entier: The New York Earth Room (1977), New York; The Broken Kilometer (1979), New York; The Lightning Field (1977), Quemado, New Mexico; The Vertical Earth Kilometer (1977), Kassel; Monument to the Bicentennial of the French Revolution 1789-1989 (1989-90), Assemblée Nationale, Paris; Large Red Sphere (2002), Türkentor, Kunstareal München, Munich; et Time/Timeless/No Time (2004), Chichu Art Museum, Naoshima. Sa sculpture Apollo's Ecstasy (1990) a été montrée lors de la 55ième Biennale de Venise, en 2013.

Actuellement visible au Dallas Museum of Art, l'exposition Counterpoint (19 Octobre, 2016-22 Janvier, 2017) présente Large Rod Series: Circle/Rectangle, 5, 7, 9, 11, 13 (1986) aux côtés de Saint Francis Kneeling in Meditation (1605-10) du Greco. Cette association unique est également accompagnée par un enregistrement programmé Cricket Music (1964), l'une des rares compositions musicales de Walter De Maria.

Le tapis Agra, Palmette et Nuage (première moitié du 19ème siècle) a été généreusement prêté par la Moshe Tabibnia Gallery, Milan.